Publication DSI: Les défis du GEOINT français

Ne manquez pas mon article sur le développement du GEOINT français paru dans le dernier numéro de DSI (n°133). J’y expose les efforts entrepris par la Direction du Renseignement Militaire (DRM) pour monter en puissance dans ce domaine ainsi que les challenges techniques, organisationnels et humains auxquels elle doit faire face.

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« Symbole majeur de la mutation du renseignement amorcée dès le début des années 2000, le Geospatial Intelligence (GEOINT) s’est rapidement imposé comme une discipline incontournable pour apporter une aide à la décision fluide et efficace, dévolue aux plus hautes autorités comme à l’échelon le plus tactique.

Fédérateur par sa capacité à rapprocher de multiples domaines du renseignement (SIGINT[1]/HUMINT[2]/IMINT[3]/OSINT[4]), le GEOINT a su faire évoluer la communauté du renseignement du « besoin de savoir » au « besoin de partager » en s’émancipant peu à peu de la logique de cloisonnement à laquelle elle était habituée. Combiner différents types de renseignements est aujourd’hui devenu indispensable pour la Direction du Renseignement Militaire (DRM) comme pour d’autres agences institutionnelles.

Cette complémentarité des différentes disciplines du renseignement font du GEOINT un véritable sport d’équipe, nécessitant une communication cohérente entre les composantes qui le constitue. En quelques années, la discipline du GEOINT est devenue le dénominateur commun permettant garantir la supériorité informationnelle des forces armées. Le développement du GEOINT français s’inscrit dans une logique tant capacitaire que budgétaire, la fusion de renseignements permettant à la fois de rationaliser les moyens mis en œuvre pour acquérir un renseignement pertinent et localisé par le biais de produits synthétiques et accessibles. Facilitée par le développement des technologies de l’information et de la communication, l’essor des satellites ainsi que celui des drones, cette approche permet d’orienter plus efficacement les capteurs du renseignement, tout en raccourcissant la boucle du renseignement et par conséquent, du processus décisionnel qui s’en suit. La création du Centre de Renseignement Géospatial Interarmées (CRGI) au sein de la DRM en 2014 a marqué le lancement de la première structure dédiée à cette discipline en France, avec pour mission de répondre aux besoins et sollicitations croissantes des forces armées.

Cependant la transformation de la DRM qui accompagne la montée en puissance de la discipline du GEOINT doit encore faire face à de nombreux défis et soulève de nombreuses questions sur les capacités françaises en la matière. La France sera-t-elle en mesure de combler le retard accumulé depuis plusieurs années sur ses alliés ? Les changements amorcés par la DRM sont-ils à la hauteur de ses ambitions pour faire face aux défis à venir ? Le développement du GEOINT en France fera-t-il l’objet d’une plus grande ouverture vers le monde civil ? »

La suite à découvrir en kiosque!

Bonne lecture.

Jean-Philippe Morisseau

[1] SIGINT : Renseignement d’origine électromagnétique ou ROEM

[2] HUMINT : Renseignement d’origine humaine ou ROHUM

[3] IMINT : Renseignement d’origine image ou ROIM

[4] OSINT : Renseignement de source ouverte ou ROSO

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